Vous connaissez sans doute cette expression tout droit venue de nos chers amis anglo-saxons : THE FRENCH PARADOX.
“Ce concept est né il y a près de 20 ans lorsque statisticiens et cardiologues se sont intéressés tout particulièrement aux données concernant des maladies des artères coronaires comme l’infarctus du myocarde. Ils ont constaté que les Français, et plus particulièrement les habitants des régions du sud-ouest de la France, alors qu’ils ont une ration calorique plus riche, avaient des taux de cholestérol sanguin équivalents à ceux des autres pays industrialisés, sans avoir une alimentation particulièrement pauvre en graisses animales. Mais force est de constater qu’ils consomment davantage de gras végétal, de fruits et légumes … et de vin. Les victimes françaises d’infarctus étaient bien moins nombreuses que celles d’autres pays. D’où l’idée d’un paradoxe français”
Aujourd’hui la tendance s’inverse et le fameux “un petit verre de rouge est bon pour la santé” tend à disparaître du discours des instances médicales qui jusqu’alors n’y voyait aucun risque pour la santé. Il ya quelques jours l’Institut national du cancer (Inca) faisait état de l’impact de la nutrition sur les cancers et au premier rang des accusés, l’alcool. Alors quel avenir pour notre “french paradox”? Visiblement plus grand chose puisque Paule Martel, directrice de recherche agronomique (Inra) affirme : “toute consommation quotidienne de vin est déconseillée”. L’étude menée par l’Inca pointe l’augmentation du risque de plusieurs cancers : bouche, pharynx, larynx, oesophage, sein, foie… lié à la prise d’alcool…
Notre French paradox n’était-il qu’un mythe?